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Date de création : 05.10.2017
Dernière mise à jour : 05.03.2024
18 articles


POINT CULTURE

Sur cette page, je partage des articles

sur le sujet de l'écriture

(Cliquer sur le titre pour accéder à l'article d'origine)

 

1-Voilà pourquoi il faut écrire à la main :

 

Contrairement à l'écriture numérique, l'écriture manuscrite produit des effets bénéfiques au niveau cérébral.

 

L'avènement du numérique a-t-il signé la fin de l'écriture manuscrite ? À en croire un sondage publié par Otypo, site spécialisé dans la gravure, la signalétique et l'impression, et réalisé par l'Ifop en mai 2023, les Français délaissent bien l'écriture à la main. 78% des personnes interrogées disent moins écrire à la main qu'il y a dix ans et 55% avouent désormais utiliser le clavier plutôt que le stylo pour écrire au quotidien. Si l'écriture à la main n'est plus systématiquement privilégiée, c'est notamment en raison d'"une véritable perte du prestige de l'écriture" liée à l'essor des nouvelles technologies, explique Laurence Pierson, graphopédagogue interrogée par Le Figaro Étudiant. "L'utilité de l'écriture n'est plus la même. Auparavant, elle avait un côté pratique. Aujourd'hui, ce qui est pratique, c'est d'écrire sur l'ordinateur", souligne-t-elle.

 

Mais c'est aussi, et surtout, parce que la maîtrise de l'écriture manuscrite décline, d'après la  graphopédagogue. Selon elle, il y a trois raisons à ce phénomène, à commencer par le fait que les jeunes y consacrent de moins en moins de temps. "Le nombre d'heures destinées à l'apprentissage de l'écriture manuelle à l'école a reculé au fil des années", indique-t-elle. Cela s'ajoute à un manque de formation des enseignants sur cette question. "Nous n'avons aucun cours sur comment apprendre à écrire à un élève", déplore-t-elle. C'est d'ailleurs ce qui l'a poussée à enseigner la pédagogie de l'écriture, un métier encore peu réglementé : "Ce manque de maîtrise a des conséquences en cascade sur les études des jeunes".

 

L'écriture manuscrite est en effet bien plus qu'un simple moyen de communication pour le cerveau. C'est en tout cas ce que révèlent des recherches en psychologie cognitive et en neurosciences, notamment celles menées par l'équipe d'Audrey van der Meer, neuroscientifique à l'université norvégienne des sciences et des technologies. Les résultats obtenus par les scientifiques démontrent, entre autres, que l'écriture manuscrite engendre une activité cérébrale plus favorable à l'apprentissage.

 

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont observé douze enfants et douze jeunes adultes, à l'aide d'électro-encéphalogrammes (EEG), réalisés avec plus de 250 électrodes captant l'activité électrique du cerveau lors d'une séance d'écriture manuscrite. L'activité neuronale observée a montré que "les mouvements délicats et finement contrôlés de l'écriture manuscrite contribuent aux schémas d'activation cérébrale liés à l'apprentissage", expliquent les chercheurs. Autrement dit, les scientifiques ont constaté qu'enfants et adultes apprennent et mémorisent mieux en écrivant à la main que lors d'une séance d'écriture au clavier.

 

"L'utilisation du stylo et du papier donne au cerveau plus de 'crochets' pour accrocher vos souvenirs. L'écriture à la main crée beaucoup plus d'activité dans les parties sensori-motrices du cerveau. De nombreux sens sont activés lorsque l'on appuie le stylo sur du papier, que l'on voit les lettres que l'on écrit et que l'on entend le son que l'on fait en écrivant. Ces expériences sensorielles créent un contact entre différentes parties du cerveau et l'invitent à l'apprentissage. Nous apprenons mieux et nous nous souvenons mieux", a résumé la scientifique Van der Meer dans un communiqué. Néanmoins, ni elle ni Laurence Pierson ne renient les aspects positifs des nouvelles technologies. Elles estiment, en revanche, que l'apprentissage de l'écriture manuscrite doit être conservé.

Article de Camille Pineau Modifié le 04/01/24 / CCM Benchmark
 
 
Autre article qui confirme que l'écriture à la main doit être poursuivie : 
 
De Vittoria Traverso - Publication 24 nov. 2025
 
Ère numérique : voici pourquoi il faut continuer d'écrire à la main Qu’il s’agisse d’améliorer la concentration ou de stimuler les voies cognitives, l’écriture manuscrite offre des bénéfices neurologiques que n’apporte pas la technologie moderne.

Rappelez-vous la dernière fois que vous avez pris quelque chose en note rapidement ou rédigé une liste de courses. Il y a fort à parier que ce n’était pas avec un crayon et du papier. Au cours de la dernière décennie, les claviers et les écrans ont discrètement remplacé l’écriture manuscrite dans nos tâches quotidiennes, des salles de classe aux réunions de bureau. Certaines écoles dans le monde ont même cessé d’enseigner l’écriture cursive.

Les recherches montrent pourtant qu’écrire sur du papier offre des avantages cognitifs que les outils numériques ne peuvent apporter.

« Statistiquement, la plupart des études portant sur la relation entre l’écriture manuscrite et la mémoire, [notamment celles menées au Japon, en Norvège et aux États-Unis], montrent que les gens se souviennent davantage des choses qu’ils ont écrites à la main plutôt que sur un ordinateur », explique Naomi Susan Baron, professeure émérite de linguistique à l’American University de Washington D.C. et autrice.

Qu’il s’agisse d’améliorer la fixation mnémonique ou de renforcer les acquis d’apprentissage, découvrez l’impact significatif que peut avoir l’art de l’écriture sur la façon dont nous assimilons et retenons les informations.

 

LES AVANTAGES DE L’ÉCRITURE MANUSCRITE

Les bénéfices qu’offre l’écriture manuscrite peuvent être en partie attribués à l’implication de divers sens dans le processus d’écriture.

« Tenir un stylo entre ses doigts, le presser sur une surface et actionner ses mains pour former des lettres et des mots est une compétence cognitivo-motrice complexe qui demande beaucoup d’attention », indique Mellissa Prunty, maître de conférences en ergothérapie à l’université Brunel de Londres, qui a effectué des recherches sur la relation entre l’écriture manuscrite et l’apprentissage. « Il a été démontré que ce niveau de traitement plus profond, qui implique d’associer des sons à la formation de lettres, favorise la lecture et l’orthographe chez les enfants », poursuit-elle.

Les adultes bénéficient également du travail que demande l’écriture manuscrite. Une étude portant sur quarante-deux adultes apprenant l’arabe a révélé que les participants qui apprenaient les lettres en les écrivant à la main les reconnaissaient plus rapidement, avaient plus de facilité à les épeler et étaient plus aptes à les prononcer que les personnes à qui l’on demandait d’apprendre les nouveaux caractères en les tapant sur un clavier ou simplement en les regardant.

« Nous pensons que nos résultats peuvent en partie s’expliquer par le fait que l’écriture manuscrite active différentes voies pour le même concept », avance Robert W. Wiley, professeur de psychologie à l’université de Caroline du Nord à Greensboro et coauteur de l’étude. Il explique que l’apprentissage d’un nouveau mot implique de relier un symbole abstrait avec des informations visuelles, motrices et auditives. « Écrire à la main peut activer davantage de connexions entre ces différentes dimensions que taper sur un clavier », ajoute-t-il.

Grâce à des enquêtes menées auprès de 205 jeunes adultes aux États-Unis et en Europe, Naomi Susan Baron a constaté que de nombreux étudiants déclaraient qu’ils étaient plus attentifs, qu’ils parvenaient à maintenir davantage leur concentration et qu’ils mémorisaient mieux lorsqu’ils rédigeaient un texte en tenant un instrument d’écriture plutôt qu’en appuyant sur les touches d’un clavier. Cela suggère que notre sens du toucher joue un rôle essentiel dans la manière dont nous assimilons l’information.

Selon Lisa Aziz-Zadeh, professeure au Brain and Creativity Institute de l’université de Californie du Sud, il peut sembler contre-intuitif que solliciter nos sens puisse nous permettre de mieux apprendre, mais le toucher et le mouvement activent les mêmes zones du cerveau que celles impliquées dans l’apprentissage et la mémorisation. « Le cerveau humain a évolué pour traiter les informations sensorielles et motrices au cours de l’évolution », précise-t-elle. « Ces mêmes régions du cerveau qui [les] traitent sont aujourd’hui impliquées dans la cognition supérieure. »

 

ÉCRIRE À LA MAIN OU TAPER SUR UN CLAVIER

Pour mieux comprendre l’influence que peuvent avoir nos sens sur notre cognition, nous pouvons considérer notre cerveau comme un réseau routier, illustre Audrey van der Meer, professeure de neuropsychologie à l’Université norvégienne de sciences et de technologie. Les réseaux cérébraux des enfants ressemblent à des esquisses de sentiers sinueux dans une forêt, continue-t-elle. Avec la pratique et l’expérience, ces chemins peuvent devenir des autoroutes qui relient les différentes parties du cerveau afin de faire circuler les informations de manière rapide et efficace.

Dans une étude publiée en janvier dernier, Audrey van der Meer et son coauteur Ruud van der Weel ont examiné les électroencéphalogrammes de trente-six jeunes adultes inscrits à l’université qui ont effectué des tâches d’écriture. Les étudiants devaient écrire ou décrire des mots du jeu Pictionary en tapant sur un clavier ou les dessiner sur un écran tactile en utilisant un stylet. Durant chaque tâche, l’activité cérébrale des participants a été mesurée.

« Le plus surprenant, c’est que l’ensemble du cerveau était actif lorsqu’ils écrivaient à la main, alors [qu’il était question] de zones beaucoup plus petites lorsqu’ils tapaient au clavier », décrit Audrey van der Meer. « Cela suggère que lorsque vous écrivez à la main, vous utilisez la plus grande partie de votre cerveau pour accomplir votre tâche. »

En outre, l’étude indique que les différentes parties du cerveau activées par l’écriture manuscrite communiquent entre elles par le biais d’ondes cérébrales associées à l’apprentissage. « Il existe tout un corpus de recherches évoquant les oscillations alpha et thêta dans le cerveau, bénéfiques à l’apprentissage et à la mémorisation », développe Audrey van der Meer. « Nous avons constaté que ces oscillations étaient actives lorsque l’on écrivait à la main, mais pas lorsque l’on tapait sur un clavier. »

Les chercheurs encouragent donc l’apprentissage de l’écriture manuscrite. En Norvège, nombre d’écoles ont cessé d’enseigner l’écriture cursive, les élèves écrivant et lisant désormais sur un iPad, une tendance qu’Audrey van der Meer espère inverser grâce à ses recherches.

« Je pense qu’il devrait y avoir au moins un minimum d’écriture manuscrite dans les programmes de l’école primaire, tout simplement parce que c’est très bon pour le développement du cerveau », affirme-t-elle.

Aux États-Unis, l’écriture cursive a été supprimée du Common Core State Standards, une forme de tronc commun, mais plusieurs États ont décidé de la réintégrer dans les programmes scolaires en raison des bénéfices qu’elle offre en termes d’apprentissage.

Quant aux adultes, Audrey van der Meer leur conseille de se servir, eux aussi, de crayons et de papier. « Continuer d’écrire à la main est un très bon entraînement pour le cerveau », déclare-t-elle. « Ça équivaut à entretenir une route très fréquentée. »

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

 
 
 
 

À partir du VIIe siècle, la mise en place d’espaces entre les mots a permis de développer la lecture silencieuse. Un changement radical.

 

Noubliezpasvoslunettes ? Avec des espaces, c'est mieux : n'oubliez pas vos lunettes. Il y a des petites inventions qu'on ne soupçonne pas, pourtant, elles sont capitales. C'est le cas pour l'apparition de l'espace entre les mots. Cette innovation, qui ne paie pas de mine, a profondément métamorphosé notre façon d'interpréter et de lire les textes.
 
 

Prenons un exemple en anglais bien connu : « godisnowhere ». En jouant simplement avec les espaces, cette courte phrase peut prendre deux significations radicalement opposées : « God is now here » (Dieu est ici maintenant) ou « God is nowhere » (Dieu n'est nulle part).

 

« Scriptio continua », l'écriture continue

Durant l'Antiquité, les premiers textes écrits étaient, il faut le dire, quasiment illisibles, car les mots étaient enchaînés sans espaces. La première mission pour les lecteurs de l'époque, une fois le parchemin entre les mains, consistait donc à jouer les détectives pour dénicher les pauses et les silences entre les mots. Même des érudits comme Cicéron, ou plus tard saint Augustin, étaient contraints de répéter leurs textes avant de les proclamer à haute voix. Un sport d'endurance pour les yeux et les cordes vocales.

Ce mode d'écriture majoritaire pendant l'Antiquité s'appelle en latin « scriptio continua » (écriture continue). « Dans quelques textes, on pouvait retrouver des points médians pour séparer certains mots », rappelle toutefois au Point.fr l'historien Roger Chartier. « Mais en tout cas, ceci montre bien qu'à l'époque, déchiffrer n'était pas toujours aisé », note le spécialiste de l'histoire du livre et de la lecture, et auteur de La Main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur (Gallimard « Folio », 2015).

Si cet article est lisible pour vous, il faut remercier les moines copistes irlandais des VIIe et VIIIe siècles. Ce sont eux qui vont introduire les espaces entre les mots. Puis la pratique se généralise à partir du Xe siècle dans les scriptoriums un peu partout en Europe. « Les scribes ne vivaient plus dans la langue latine constamment. Donc la lecture des textes anciens sans séparation de mots devenait trop difficile. C'est pourquoi ils ont opéré ce changement », explique Roger Chartier.

 

Le début de la lecture silencieuse

L'arrivée de l'espace fait apparaître une nouvelle pratique : la lecture silencieuse. Avant cela, la plupart du temps, on lisait à haute voix, faute d'espaces entre les mots. Au IVe siècle, saint Augustin raconte dans ses Confessions son étonnement de voir Ambroise de Milan (le futur saint Ambroise) lire sans remuer les lèvres, chose qu'il ne savait sûrement pas faire : « Quand il lisait, ses yeux parcouraient la page et son cœur examinait la signification, mais sa voix restait muette et sa langue immobile. »

 

La possibilité de lire silencieusement pour soi-même change totalement le rapport du lecteur au texte. « La lecture silencieuse, c'est une lecture plus personnelle, plus intime. Le lecteur incorpore le texte, et le texte incorpore le lecteur. C'est ce qui devient le modèle au XVIIIe siècle », raconte Roger Chartier.

 

Impossible bien sûr de dire qu'au Xe siècle, l'arrivée de l'espace entre les mots, donc le début de la lecture silencieuse, provoque une démocratisation massive de la lecture ; mais ce processus de très longue durée a permis de développer un accès à une lecture intime pour le grand nombre, surtout à partir du XVIIIe siècle. Et depuis, des millions de lecteurs peuvent lire où bon leur semble : dans un lit, un canapé ou en terrasse sans importuner les autres. Rien que pour cela, remercions chaleureusement les moines copistes irlandais.

 

Article de Joseph Le Corre - Publié le 05/11/2023, mis à jour le 05/11/2023

 

3-Plume, une application qui redonne aux enfants le goût d'écrire

 

Plume réunit le clavier et le stylo avec une application qui développe le plaisir d’écrire et la créativité.

 

Avec la généralisation des écrans dans le quotidien des familles, l’écriture manuscrite se fait de plus en plus rare. Or, de nombreuses études montrent qu'elle favorise la compréhension, la mémorisation, mais aussi la coordination des mouvements musculaires et la dextérité. Pourtant, plutôt que d'opposer le clavier au stylo, l’application Plume a décidé de réunir les deux avec une plateforme mobile et Web qui propose une palette d'activités d'écriture pour développer le plaisir d'écrire et la créativité des enfants de 7 à 14 ans, en toute autonomie.

 

Des espaces d'écriture créative et ludique

 

Développée avec le ministère de l'Éducation nationale et le CNRS, elle s'inspire notamment de la pédagogie Montessori. L'idée est d'offrir des espaces d'écriture créative pour multiplier les opportunités d'apprendre. Une intelligence artificielle guide les enfants pas à pas et adapte les activités à leurs goûts et besoins. Mais les écrits sont corrigés par des professionnels de l'éducation avec des retours constructifs et des encouragements dans leur progression. Le tout de manière ludique, grâce à des mini-jeux et des badges obtenus par les enfants à la fin de chacun de leurs écrits. Plume propose aussi d'imprimer leurs histoires pour en faire des livres expédiés à la famille. Le prix d'un abonnement annuel est de 59,99 euros, soit 4,99 euros par mois.

 

Article de Thibault CAUDRON - Journaliste